Renaissance d’une maison ostréicole du XIXème siècle

Renaissance d’une maison ostréicole du XIXème siècle

La petite île du Nohic située sur la Ria d’Étel dans le Morbihan abrite une maison unique. Construire en 1893 par un ostréiculteur, puis laissée à l’abandon, elle est vient d’être totalement restaurée.

D’une superficie de 382 m2, l’île du Nohic est le premier îlot rocheux à l’entrée de la Ria d’Étel, située entre les communes riveraines de Plouhinec et d’Étel. Visible depuis les communes d’Étel, de Belz et de Plouhinec, elle est directement repérable depuis le sentier côtier touristique passant par Mané-Vechen. L’île du Nohic est l’un des symboles forts de la Ria d’Étel, et l’un des fiefs du monde ostréicole qui rythme la vie de ce secteur maritime depuis plusieurs siècles. C’est là, qu’a été édifiée en 1893 par un ostréiculteur soucieux d’assurer un logement au gardien chargé d’entretenir et de protéger ses parcs à huîtres entourant l’îlot, cette petite maison de 42 m2. Habitée jusqu’en 1955 puis laissée à l’abandon, la bâtisse très endommagée était menacée de disparition. Grâce au mécénat de la Fondation Total, la Fondation du Patrimoine a soutenu les travaux de réhabilitation à hauteur de 30 000 €. En parallèle à ce mécénat, la commune de Plouhinec, propriétaire de la maison, a lancé une campagne de dons sous l’égide de la Fondation du Patrimoine qui a permis de collecter près de 12 000 €.

 

Restaurée à l’identique

On accède dans la maison du gardien par une porte centrale. D’une surface de 42m2, la bâtisse ne dispose que d’une seule pièce de vie pourvue de deux fenêtres et d’une cheminée. Elle a été restaurée « à l’identique », ainsi que la citerne, la cuve à brai et les murets de soutènement en pierre. Les encadrements d’ouverture sont en pierre de granit taillée. Les murs, en moellons de granit de Belz et Crac’h étaient à l’origine recouverts d’un enduit et la charpente en chêne et la toiture à quatre pans en ardoise avaient totalement disparu. Afin de préserver les équilibres écologiques sur, et aux abords de l’îlot, dans une optique de protection de l’environnement et des parcs ostréicoles, l’accès à la maison est interdit au public.